En bref
Les propriétaires âgés de 65 à 75 ans peuvent bénéficier d'un abattement de 100 € sur leur taxe foncière 2025 si leur revenu fiscal de référence reste sous les plafonds fixés par l'administration fiscale.
Trois points à retenir
- Un abattement de 100 € s'applique automatiquement aux propriétaires de 65 à 75 ans dont le revenu fiscal de référence respecte les plafonds légaux (12 679 € pour une part, 16 065 € pour une part et demie).
- Les titulaires de l'ASPA ou de l'ASI obtiennent une exonération totale de taxe foncière sur leur résidence principale, sans condition de revenus.
- En cas d'oubli de l'administration, une réclamation reste possible jusqu'au 31 décembre 2027 pour la taxe foncière 2025, en contactant le centre des finances publiques.
La réponse en bref
Oui, si vous avez entre 65 et 75 ans au 1er janvier 2025, occupez votre logement comme résidence principale et que votre revenu fiscal de référence 2024 reste sous les plafonds légaux, vous pouvez bénéficier d'un abattement de 100 € sur votre taxe foncière.
Une réduction discrète sur la taxe foncière 2025 que beaucoup ignorent
Nombreux sont les propriétaires âgés qui règlent leur taxe foncière 2025 sans se douter qu’ils pourraient en réduire le montant automatiquement. Une mesure fiscale peu médiatisée, remise à jour début 2025, vise précisément les seniors âgés de 65 à 75 ans, une tranche d’âge particulièrement affectée par la hausse continue des impôts locaux.
En janvier 2025, l’administration fiscale a révisé à la hausse les plafonds de revenu fiscal de référence (RFR) permettant de bénéficier d’un allègement partiel ou total de la taxe foncière, selon l’âge du contribuable et la composition de son foyer. Pour un retraité modeste propriétaire de sa résidence principale, l’économie peut être significative : dans certains cas, 100 euros disparaissent de la facture, voire la totalité du montant dû.
Taxe foncière 2026 : ce que les 65-75 ans doivent absolument savoir
La taxe foncière sur les propriétés bâties s’applique à tout propriétaire au 1er janvier, y compris en cas de vente en cours d’année, sauf accord contraire prévu dans le compromis. Son calcul repose sur la valeur cadastrale du bien, ajustée en fonction de critères comme la superficie, la présence d’une piscine ou d’une véranda. Sur le même avis figure généralement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui reste exigible même lorsqu’une exonération s’applique à la taxe principale.
Certains profils bénéficient toutefois d’un traitement fiscal avantageux. Les titulaires de l’ASPA ou de l’ASI obtiennent une exonération totale sur leur résidence principale, sans aucune condition de revenus. Les personnes d’au moins 75 ans peuvent également être totalement exonérées, sous réserve de respecter les plafonds de RFR définis par la loi. Entre 65 et 75 ans, les propriétaires respectant ces mêmes plafonds ont droit à un abattement de 100 € sur leur taxe foncière principale — et il suffit qu’un seul des deux conjoints ait atteint 65 ans au 1er janvier pour que le foyer en profite.
Nouveaux plafonds de revenus 2026 : le critère décisif pour l’abattement de 100 €
Le RFR, que l’on retrouve en première page de l’avis d’imposition sur le revenu, reflète l’ensemble des ressources du foyer rapportées au nombre de parts fiscales. Pour 2025 en métropole, les plafonds définis par l’article 1417-I du Code général des impôts sont fixés à 12 679 € pour une part, 16 065 € pour une part et demie, et 19 451 € pour deux parts. Une majoration de 3 386 € s’applique par demi-part supplémentaire, et de 1 693 € par quart de part additionnel.
Ces seuils servent de référence commune pour l’exonération des plus de 75 ans, l’abattement de 100 € des 65–75 ans, ainsi que pour certaines exonérations liées au handicap. Dans plusieurs territoires ultra-marins, ces montants sont revus à la hausse : à titre d’exemple, le plafond atteint 15 409 € pour une part et 17 530 € pour une part et demie en Guyane ou à Mayotte. Les seniors résidant en EHPAD peuvent, sous certaines conditions, conserver leur avantage fiscal pour l’ancienne résidence principale laissée inoccupée.
À noter également : si la taxe foncière dépasse la moitié de vos revenus annuels, un mécanisme distinct permet d’en plafonner le montant à 50 % des ressources, sur demande expresse auprès de l’administration.
Comment vérifier et réclamer vos droits à la taxe foncière entre 65 et 75 ans
Pour savoir si vous êtes éligible à l’abattement de 100 €, quelques conditions cumulatives doivent être réunies : être propriétaire au 1er janvier 2025, avoir entre 65 et 75 ans à cette date — ou vivre avec un conjoint ayant au moins 65 ans —, occuper le logement comme résidence principale, et justifier d’un RFR 2024 inférieur au plafond correspondant à votre quotient familial.
En principe, cet allègement est appliqué d’office dès lors que l’administration dispose de vos données d’âge et de revenus. Pourtant, des oublis surviennent. Prendre quelques minutes pour vérifier son avis peut représenter une économie concrète, surtout pour les foyers disposant de petites retraites.
Si le dégrèvement de 100 € ou l’exonération n’apparaît pas sur votre avis alors que vous remplissez toutes les conditions, il convient de contacter votre centre des finances publiques via la messagerie sécurisée d’impots.gouv, par courrier ou directement au guichet, en joignant une copie de votre avis d’imposition sur le revenu. Une réclamation reste possible jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement — pour la taxe 2025, la date limite est donc fixée au 31 décembre 2027.
En cas de démembrement de propriété, c’est en principe l’usufruitier qui doit formuler la demande d’allègement. En situation d’indivision, l’avantage fiscal ne s’applique qu’à la quote-part du senior éligible. Quant à la TEOM, elle reste intégralement due dans tous les cas, quelle que soit la situation fiscale du propriétaire.


