En bref
Meco, ancien agent d'assurance italien, vit depuis quatorze ans dans un tipi qu'il a construit dans les Apennins romagnols, se nourrissant principalement de ce que la forêt lui offre.
Trois points à retenir
- Après une série d'épreuves personnelles dont la maladie de son père, Meco a quitté son emploi chez Assicurazioni Generali où il gérait cinquante copropriétés.
- Il habite un tipi à 700 mètres d'altitude, dort sur une peau de bison, se chauffe au feu et s'approvisionne en eau à une source cachée dans les ronces.
- Il accueille des visiteurs, notamment des enfants pour des activités pédagogiques, dans un espace inspiré des campements amérindiens fonctionnant sur contributions volontaires.
La réponse en bref
Meco vit effectivement sous un tipi en forêt depuis quatorze ans, se nourrissant de champignons, châtaignes et autres ressources naturelles, et ne faisant presque jamais de courses.
Après une série d’épreuves personnelles, Meco a choisi la forêt comme refuge
Meco ne possède plus de logement fixe, fait rarement ses courses et dort sous une toile tendue entre les arbres. Rien dans son parcours antérieur ne laissait présager un tel tournant. Cet Italien travaillait autrefois dans le secteur des assurances, plongé dans l’univers des affaires et des rendez-vous professionnels.
Aujourd’hui, à environ 700 mètres d’altitude dans les Apennins romagnols, il occupe un tipi qu’il a entièrement construit de ses propres mains. Un mode de vie qu’il maintient depuis quatorze ans, et qu’il a accepté de raconter dans un reportage diffusé sur la chaîne YouTube The Pillow.
Avant de tout quitter, Meco était employé de la compagnie Assicurazioni Generali. Son activité allait bien au-delà de la simple vente de contrats : aux côtés de son frère, il gérait un bureau responsable de l’administration d’une cinquantaine de copropriétés. Ses journées étaient organisées autour de contacts réguliers avec des banques, des avocats et des notaires.
Le premier choc est arrivé lorsque son père est tombé malade. Cette période a enclenché une succession de pertes, à la fois personnelles et matérielles. « J’ai peu à peu perdu tout ce que j’avais construit », confie-t-il. C’est finalement un séjour dans les bois de Sona, près du lac d’Iseo, qui a tout déclenché. « C’est l’étincelle qui m’a amené ici », explique-t-il, avant de s’établir définitivement dans une zone montagneuse d’Italie.
Dans les bois, Meco a réappris à vivre avec l’essentiel
Son habitat actuel est une tente conique dressée à l’aide de perches et d’une toile. Pour mieux résister aux intempéries, Meco a remplacé le coton d’origine par des voiles de bateau, bien plus robustes face aux rigueurs des saisons. À l’intérieur, ni chambre aménagée ni chauffage central : il repose sur une peau de bison et entretient un feu dès que les températures commencent à chuter.
Pour se nourrir, il s’appuie principalement sur ce que la nature met à sa disposition. « Je ramasse des champignons, des châtaignes et tout ce que la forêt m’offre », raconte-t-il, précisant qu’il ne fait presque jamais de courses. L’eau, quant à elle, provient d’une petite source dissimulée au milieu des ronces, qu’il rejoint à pied pour remplir ses bouteilles. Chaque besoin fondamental exige du temps, de l’attention et une connaissance précise des lieux.
Quatorze ans plus tard, Meco n’a aucun regret
Contrairement aux apparences, Meco n’est pas coupé du monde. Il a progressivement aménagé son terrain pour accueillir des visiteurs, notamment des enfants dans le cadre d’activités pédagogiques. Inspiré des campements traditionnels amérindiens, cet espace fonctionne sans billet d’entrée obligatoire, grâce aux contributions volontaires de ceux qui s’y rendent.
Ce mode de vie a profondément transformé son rapport aux possessions. « Je ne possède rien », affirme-t-il. Quand un outil disparaît — comme une tronçonneuse qui lui a déjà été volée — il dit ressentir de la peine, puis finit par accepter la perte. Son quotidien exige une vigilance de chaque instant : chercher l’eau, préparer les repas, entretenir l’abri, se protéger du froid. Quatorze ans après avoir tout quitté, Meco continue de vivre selon ces mêmes principes, à mille lieues du rythme qu’il menait en tant qu’agent d’assurance.


