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Le 25 novembre, certains Français vont perdre plusieurs centaines d’euros sur leur compte à cause de ce prélèvement oublié

En bref

Le 25 novembre 2026, la Direction générale des finances publiques prélèvera la troisième échéance d'un solde d'impôt sur le revenu pouvant atteindre 400 à 600 euros pour certains contribuables français.

Trois points à retenir

  1. Les contribuables dont le solde d'impôt dépasse 300 euros le règlent en quatre mensualités de septembre à décembre 2026
  2. Ce prélèvement résulte d'un écart entre l'impôt réellement dû sur les revenus 2025 et les sommes déjà versées à la source
  3. En cas de difficulté, il est possible de demander un délai de paiement via la messagerie sécurisée sur impots.gouv.fr

La réponse en bref

Oui, les contribuables ayant un solde d'impôt supérieur à 300 euros sont concernés par ce prélèvement automatique du 25 novembre, qui représente la troisième des quatre échéances prévues.

Un débit surprise en novembre : êtes-vous concerné ?

Votre compte bancaire pourrait afficher une baisse significative de plusieurs centaines d’euros avant la fin de l’année. Pour une partie des contribuables, c’est une réalité bien concrète. Le 25 novembre 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) procédera à un nouveau prélèvement lié à l’impôt sur le revenu. Cette échéance, pourtant planifiée depuis plusieurs mois, risque fort de se fondre dans le flot des dépenses automnales et de passer complètement inaperçue.

Il ne s’agit ni d’une erreur ni d’une taxe inédite. C’est simplement une date butoir que beaucoup ont eu tendance à oublier au fil des semaines.

Pourquoi un nouveau prélèvement fiscal peut-il survenir ?

Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est collecté directement à la source — sur les salaires, les pensions ou via des acomptes réguliers. Mais ce système ne signifie pas pour autant que la situation fiscale est définitivement soldée. Chaque printemps, la déclaration de revenus permet à l’administration fiscale de recalculer précisément l’impôt réellement dû sur les revenus de l’année écoulée.

En 2026, ce calcul a porté sur les revenus perçus en 2025, puis a été comparé aux sommes déjà versées tout au long de l’année. C’est à ce stade que certains foyers découvrent qu’il reste un complément à payer.

Quelles situations peuvent créer cet écart ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce décalage. Une hausse de salaire, des revenus complémentaires non anticipés ou un taux de prélèvement à la source trop faible peuvent laisser une partie de l’impôt en suspens. Autre cas de figure : une avance sur crédit ou réduction d’impôt perçue en janvier 2026 s’est avérée supérieure à ce à quoi vous aviez réellement droit.

À l’opposé, ceux qui avaient trop versé ont généralement reçu un remboursement durant l’été. Le prélèvement de novembre ne concerne donc que les personnes dont l’avis d’imposition fait apparaître un solde restant à régler.

Des montants qui peuvent atteindre 400 ou 600 euros par échéance

Le montant prélevé dépend directement de ce qui figure sur votre avis d’imposition. Si le solde restant est inférieur ou égal à 300 euros, la totalité a normalement déjà été débitée le 25 septembre 2026. Au-delà de ce seuil, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) fractionne automatiquement la somme en quatre versements égaux, sans aucune démarche à effectuer de votre côté.

Les deux premières échéances sont déjà passées : le 25 septembre et le 26 octobre. La troisième est donc prévue le 25 novembre, suivie d’un dernier débit le 28 décembre 2026. Ces dates méritent d’être notées pour éviter toute mauvaise surprise.

Des exemples concrets pour comprendre l’impact sur votre budget

Pour illustrer concrètement les chiffres : un reliquat d’impôt de 1 600 euros correspond à quatre mensualités de 400 euros chacune. Avec un solde de 2 400 euros, chaque prélèvement s’élève à 600 euros. Ces sommes peuvent peser lourdement sur un budget déjà sous pression en cette période de dépenses de fin d’année.

Autre particularité à connaître : lorsque l’avis d’imposition a été édité en octobre, l’administration peut prévoir seulement deux prélèvements, en novembre et en décembre. Le montant exact dépend donc de votre propre calendrier fiscal.

Les réflexes à adopter pour anticiper ce prélèvement

La meilleure façon d’éviter un débit inattendu reste simple : retrouvez votre avis d’impôt reçu cet été, que ce soit en version papier ou dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr. Ce document indique le montant du solde, les dates d’échéance et les coordonnées bancaires enregistrées par l’administration.

Vous pouvez également vérifier ces informations dans la rubrique dédiée au prélèvement à la source. Attention à ne pas confondre cette régularisation avec l’impôt mensuel prélevé sur vos revenus courants : les deux peuvent se cumuler sur un même mois. Par ailleurs, un prélèvement rejeté n’efface pas la dette fiscale et impose une régularisation rapide.

Que faire si vous ne pouvez pas absorber cette échéance ?

Si votre budget ne vous permet pas de faire face à ce débit, il est fortement conseillé de contacter les services fiscaux sans tarder. Une demande de délai de paiement peut être transmise via la messagerie sécurisée de votre espace en ligne sur impots.gouv.fr, en exposant clairement vos difficultés et en joignant les justificatifs nécessaires.

L’administration étudie chaque dossier au cas par cas et n’accorde pas systématiquement un report. Le plus efficace reste donc d’agir en amont : consultez dès maintenant votre avis d’imposition et vérifiez le solde disponible sur votre compte. N’oubliez pas qu’une dernière échéance est attendue le 28 décembre 2026 pour ceux qui règlent en plusieurs fois.