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Bien-être

Chauffage : dès que vous dépassez 20 °C, chaque degré supplémentaire fait exploser la facture bien plus que vous ne l’imaginez

20 °C : le seuil à partir duquel chaque degré pèse lourd sur la facture

Quand les températures chutent, le réflexe est quasi automatique : on monte le thermostat. Un degré de plus, et on se dit que ça ne changera pas grand-chose. Pendant des années, la fameuse règle des 19 °C a servi de boussole, sans que personne ne sache vraiment ce que coûte chaque cran supplémentaire de chauffage.

Aujourd’hui, les agences spécialisées et les professionnels du secteur s’accordent sur un nouveau point d’équilibre : 20 °C. À ce niveau, la grande majorité des foyers trouve un juste milieu entre confort thermique et maîtrise des dépenses. Mais derrière ce chiffre se cache une règle précise, chiffrée, qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

La règle des 7 % : comprendre l’effet de chaque degré au-delà de 20 °C

L’Institut pour la diversification et l’économie d’énergie espagnol (IDAE) l’exprime sans détour : « chaque degré supplémentaire augmente la consommation d’énergie d’environ 7 %« . Cet organisme public précise également que « entre 19 et 21 degrés sont suffisants pour presque tout le monde, et avec 20 on maintient le bien-être dans un logement ».

Nick Barber, expert en gestion énergétique, apporte une nuance importante : « cette température a été définie comme un compromis économique plutôt que comme un véritable optimum de confort ». Le calcul du surcoût est d’une simplicité redoutable — il suffit de multiplier votre facture de chauffage par 7 %, puis par le nombre de degrés au-dessus de 20 °C. Vous comprendrez alors pourquoi chauffer à 22 ou 23 °C dans le salon n’est pas aussi anodin qu’il y paraît.

Les températures idéales pièce par pièce pour contenir la hausse de 7 %

Le confort thermique ne se résume pas à un seul chiffre valable partout. Brad Roberson, spécialiste des systèmes de chauffage, le souligne clairement : « la sensation de confort thermique dépend de nombreux facteurs au-delà de la simple température ». L’IDAE préconise une gestion adaptée à chaque pièce, avec des repères concrets :

  • Pièces de vie : environ 20 °C.
  • Chambres : entre 16 et 18 °C, et 15 à 17 °C la nuit.
  • Salle de bain : 22 °C au moment de la douche.
  • Couloirs et zones de passage : autour de 17 °C.
  • Cuisine : légèrement moins, grâce à la chaleur naturellement dégagée par les appareils électroménagers.

Cette approche évite de chauffer uniformément toute la maison alors qu’on ne se trouve que dans une seule pièce en soirée. Elle permet aussi de prévenir les problèmes de condensation et de moisissures, qui surviennent aussi bien dans les logements trop froids que trop chauds, tout en concentrant les degrés « coûteux » là où ils sont réellement utiles.

Thermostat connecté, programmation et bons réflexes pour maîtriser ces 7 %

Pour appliquer ces consignes sans devoir y penser en permanence, le thermostat programmable ou connecté reste la solution la plus efficace. L’IDAE rappelle qu’un système de régulation adapté aux horaires et aux habitudes du foyer permet d’ajuster intelligemment la température, plutôt que d’allumer et d’éteindre le chauffage sans logique claire. Associé à des vannes thermostatiques sur les radiateurs, ce type d’équipement peut générer entre 8 et 15 % d’économies d’énergie par an, selon les estimations des organismes spécialisés.

Au quotidien, quelques gestes simples font toute la différence : aérer une dizaine de minutes le matin fenêtres grandes ouvertes avant de relancer le chauffage ; descendre à 15 °C environ lorsque le logement reste inoccupé quelques heures ; réduire de 4 à 5 degrés en cas d’absence prolongée ; et profiter la nuit de l’inertie thermique des murs ainsi que des volets fermés. Avec des radiateurs bien purgés, non obstrués par des meubles ou des rideaux, et des fenêtres correctement isolées, ces ajustements autour des 20 °C permettent déjà de reprendre le contrôle sur ces fameux 7 % par degré.